Rébellion de 1838 : Projet de République

Sir John Colborne (1778-1863) 
Lieutenant-gouverneur du Bas-Canada

https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Colborne

« … Pendant le cours de notre procès, un de mes généreux défenseurs, M. Hart, m’avait dit qu’il 
tenait de bonne source que des personnes influentes avaient présenté une pétition à Son Excellence l’administrateur Sir John Colborne, me recommandant personnellement à la clé­mence royale dont il était dépositaire comme représentant du souverain. Cette requête était due, me dit-on, aux efforts et aux sollicitations des excellentes dames de la famille Ellice, qui voulaient bien ainsi reconnaître les bons procé­dés que j’avais eus pour elles, alors que j’étais chef de troupe dans le village de Beauharnais … ».16

Après avoir été condamné à mort à Montréal au début de 1839, François-Xavier Prieur voit donc sa peine commuée en exil pour l’Australie. Un passage dans ses écrits cite une intervention de Jane Ellice qui aurait grandement favorisé cette commutation de peine.                

Prieur rentre à Québec en septembre 1846 après 7 années d’exil. Il convole en justes noces, le 17 juillet 1849, avec Marguerite-Aurélie Neveu, fille adoptive de Marc-Antoine Primeau, de Sainte-Martine, initialement née de Gédéon Neveu et de Marguerite Roussel (sœur de Sophie Roussel, épouse de Marc-Antoine Primeau). De ce couple naîtront cinq fils et cinq filles. Prieur deviendra commerçant à Sainte-Martine et par la suite à Beauharnois. 

Il goûte à la politique en compagnie de Louis-Hyppolite Lafontaine et de Georges-Étienne Cartier avec qui il noue des liens serrés, de sorte qu’en 1860, Sir Georges-Étienne Cartier le nomme Préfet de l’École de réforme à l’Île-aux-Noix. 

En 1870, il est nommé à Ottawa, Directeur des Pénitenciers du Canada.

Après le décès de sa conjointe Marguerite, en 1876, François-Xavier Prieur va habiter à Montréal. Il ouvre Renaud & Prieur, un commerce d’importations de poteries et de vaisselles anglaises, avec Louis Renaud, ce qui l’amènera plusieurs fois en Angleterre. 

En 1884, il réédite ses mémoires, un ouvrage d’importance publié à l’origine en 1864 et titré « Notes d’un condamné politique de 1838 ».18