Rébellion de 1838 : Projet de République

Fin de la deuxième rébellion (1838) 

Le Plan Patriote n’a pas fonctionné …

L’armée Patriote attend en vain du côté américain les fonds et le support pour acquérir des armes. La dissension s’installe dans les forces Patriotes de l’autre côté de la frontière, à la suite des revers observés dans le comté de Laprairie, du traité de paix à Terrebonne et surtout de la défaite à Odelltown. 

Un marchand de Beauharnois, un dénommé Masson, va annoncer aux Patriotes au sud de la frontière que cela n’en vaut plus la peine, les Patriotes ayant été défaits le 9 novembre 1838 à Odelltown, près de Lacolle, par des Volontaires britanniques.  Des Volontaires, des hommes de troupe et des miliciens au nombre d’environ 1 200, marchent sur Beauharnois en provenance du Haut-Canada, plus spécifiquement provenant de Lancaster, de Cornwall, de Brookville et de Williamstown. Les Patriotes et François-Xavier Prieur les attendent à la Pointe-du-Buisson, dans un endroit appelé la « Grande ravine ». Ces derniers Patriotes doivent toutefois battre en retraite, les possibilités d’une victoire cédant plutôt le pas à un éventuel suicide collectif.

L’existence de l’Association des Frères-chasseurs se termine pour ainsi dire en 1838, avec la défaite à Odelltown. Bien que cette bataille n’annonce pas encore la fin des Frères-chasseurs, l’Association ne menace plus jamais l’autorité britannique au Canada. Nombre de ses chefs au Bas-Canada sont arrêtés et exécutés, notamment François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier, qui joue un rôle important dans le recrutement pour les Frères-chasseurs et la planification de l’invasion du Bas-Canada en 1838. D’autres chefs partent en exil. 

Cependant, immédiatement après l’invasion ratée, certains espèrent encore trouver un moyen de déclencher une guerre entre les États-Unis et la Grande-Bretagne. Vers la fin de 1838, Robert Nelson rencontre ses partisans pour discuter des prochaines stratégies à adopter. Or, rien ne ressort vraiment de cette rencontre.