Rébellion de 1838 : Projet de République

Dans la seigneurie de Beauharnois en 1837, il n’y a pas d’activités patriotiques. Par contre en 1838, une deuxième rébellion se fomente. À la suite de la défaite des Patriotes à la Rébellion de 1837, ces derniers se sont essentiellement exilés de façon stratégique aux États-Unis. Une organisation se développe petit à petit dans le but d’éviter les erreurs commises, les manquements et les ratés encaissés l’année précédente.

Pour ce faire, l’Association des Frères-chasseurs est mise sur pied, principalement au sud de notre frontière. Les Frères-chasseurs se regroupent en sociétés de type paramilitaire, avec une structure de commandement particulière. Chez les habitants du Haut-Canada et ceux du côté américain, car des Américains sont aussi preneurs pour libérer les Haut et le Bas-Canada de la Grande-Bretagne, ces regroupements sont identifiés sous l’appellation « Hunter’s Lodges » (traduction libre)

Un grand nombre de personnes supplémentaires se sont également portées volontaires à se battre pour la liberté du Canada. Dans tout le Michigan, le Vermont, l’État de New York, le Maine, l’Ohio, et même dans le Kentucky et le Wisconsin, des Américains se joignent à des sociétés secrètes connues sous le nom de « Hunter’s Lodges », visant à libérer les colonies canadiennes du joug de la tyrannie britannique.3

Nous retraçons dans l’État du Vermont, les Frères-chasseurs du Bas-Canada (sensiblement le Québec), tandis que ceux du Haut-Canada (sensiblement l’Ontario), sont localisés dans l’État de New York. Ce positionnement temporel étatsunien vise à « mieux préparer une future invasion du Bas-Canada et du Haut-Canada. »